JOHN GREAVES


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Compositeur, chanteur, pianiste ; bassiste dès l’âge de 13 ans dans l'orchestre de bal de son père, John Greaves quitte en 1967 le Pays de Galles pour Cambridge, où il se joint à Henry Cow aux côtés de Fred Frith et Tim Hodgkinson.


Il enregistre et se produit jusqu'en 1975 au sein de cette formation, à laquelle participent notamment Robert Wyatt, Dagmar Krause et Mike Westbrook. Depuis John Greaves qui s’est installé en France, multiplie les expériences et les univers : rock, pop, jazz et même chanson.
Après des études de littérature à Cambridge, il se joint dès la fin des années 60 à Henry Cow.


On le trouve aux côtés de Mike Oldfield ou de Robert Wyatt dans l¹album Ruth Is Stranger than Richard (1975). En 1976, il enregistre à New York Kew. Rhône (1977), un premier disque avec la complicité de Peter Blegvad (qu¹il a connu lors de la fusion de Slapp Happy avec Henry Cow) : on y retrouve aussi Carla Bley, Michael Mantler et le batteur free Andrew Cyrille. Cette réussite présente de magnifiques chanson aux mélodies légèrement tordues (notamment le titre ³Kew. Rhône²) plongées dans des arrangements assez sophistiqués, qu¹il interprète de voix mélancolique.


Il travaille avec le groupe National Health, dans lequel figure notemment Pip Pyle et Phil Miller, avec David Thomas (de Père Ubu) and the Pedestrians, aux côtés d¹Anton Fier (Golden Palominos) et Richard Thompson ou encore avec Peter Blegvad pour son disque The Naked Shakespeare. En 1982, il publie Accident, nouvelle commection de chansons bizarres et tristes, mises en valeur par d¹étranges orchestrations, et en 1985 il récidive avec Parrot Fashions, dans lequel il approfondit un univers poétique proche d¹une pop anglaise gothique.


Sans esprit de système, on le croise auprès de Michael Nyman, du Penguin Café Orchestra, de Nick Mason, de Jack Bruce, mais sa carrière demeure confidentielle. En 1998 il participe au trio The Lodge avec ses deux vieux complices Peter Blegvad et Anton Fier.


A cette même période, il travaille avec les Flying Lizards et le leader du groupe, David Cunningham, avec lequel il concocte Greaves, Cunningham, un disque en duo dépouillé et envoûtant qui souligne la voix subtilement douloureuse de Greaves. Installé en Normandie, aux allentours de Fécamps, il publie en 1991 pour le modeste label indépendant La Lichère La petite bouteille de linge, un disque un peu fourre-tout dan slequel on peut croiser quelques musiciens de jazz français et anglais, tout en continuant à enregister avec Peter Blegvad des albums qui confinent à l¹épure.


En 1995 il revient avec Songs, sans doute son meilleur disque toutes époques confondues, dans lequel paradoxalement, il chante très peu. La présence de Robert Wyatt, que Greaves fréquente depuis vingt-cinq ans, n¹y est sans doute pas étrangère. Dans trois titres, dont une reprise du classique Kew. Rhône, Wyatt fait merveille, d¹autant que les mélodies sont d¹une finesse et d¹une émotion rares. La chanteuse Caroline Loeb, Susan Belling, une soprano venue du classique, Kristoffer Blegvad, le frère de Peter, et Greaves lui-même composent une constellation de chanteurs venus d¹horizons différents. En 1997, il participe au dernier opéra de Michael Mantler, The School of Understanding, en compagnie notamment de Jack Bruce et Robert Waytt.


CD : "The Caretaker" Blueprint BP 347
Ré-édition de "La Petite Bouteille de Linge" Label la Lichère LLL 117